Handball Africa

Le Handball en Afrique n’est pas un sport mineur. Non; il fait même partie des disciplines qui compte, dans de nombreux pays, beaucoup d’adhérents et de pratiquants. Même si on est loin de la ferveur du foot, considéré partout comme une religion, ou du Basket et de ses effets bling-bling et spectaculaire, le handball ne reste pas moins populaire sur tout le continent.

Les moyens manquent encore dans cette discipline. Moyens financiers pour permettre à ceux qui le pratiquent à un bon niveau de pouvoir en vivre; en effet, si l’on excepte les joueurs des clubs des pays du Maghreb et de l’Egypte, partout ailleurs, c’est encore un sport amateur ou sémi-professionnel. A cause du peu de moyens qu’on investis à ce niveau, ces deux dernières catégories ne peuvent donc pas permettre aux joueurs de pouvoir vivre en jouant uniquement au Handball.

Mais, s’il manque de l’argent, et même parfois les infrastructures adéquates (nous reviendrons dans un autre article sur ce problème d’infrastructures qui est le mal principal du sport en Afrique), il n’empêche que les joueurs, les clubs ou les sélections africaines puissent parfois rivaliser avec les autres du monde, même les meilleures. Que ce soit dans les épreuves de clubs ou collectives. Ou même encore, par la qualité des joueurs du continent qui évoluent pour des clubs de pays huppés et/ou de leurs sélections.

La preuve de cette dernière idée vient encore d’être administrée par l’Angola, récente 6e (sur 24) des derniers Championnat du monde de handball qui se sont déroulés en France du 2 au 16 décembre 2007. Les joueuses venues pour la plupart de Luanda (14 sur les 16 sélectionnées) ont démontré au monde entier qu’elles avaient la qualité, le talent et le niveau des meilleures joueuses de handball au monde. Ainsi, des filles comme Naïr Almeida, Ilda Bengue, Marcelina et Luisa Kiala, ou même la gardienne Maria Isabel se seront montrées fort à leur avantage dans ce tournoi. Avec, au passage, des victoires de prestige sur des pays à fort potentiel handballistique comme la Croatie, la Macédoine, la Hongrie (vice-championne du monde 2003) ou encore la France, pays organisateur et champion du monde 2003.

Les angolaises ont développé un jeu vif, rapide, mais aussi très organisé défensivement. Leur attaque a fait parler la poudre plusieurs fois, et Naïr Almeida et Marcelina Kiala ont terminé parmi les meilleures scoreuses du tournoi. La gardienne Maria Isabel a aussi été bien notée. Le public français et les nombreux téléspectateurs qui ont regardé leurs matchs se sont chaque fois réjouis de leurs prestations. La presse, et les spécialistes de la discipline ont aussi salué leur parcours, qui fait de l’Angola le premier pays non européen (hors la Corée du sud) a avoir atteint les quarts de finale d’un tournoi majeur de handball féminin.

Une vraie performance dont on espère qu’elle sera rééditée l’an prochain, à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin. Ou alors, que d’autres nations de handball sur le continent comme le Congo, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Cameroun suivront l’exemple des championnes angolaises. Pour que vive et continue d’aller de l’avant le Handball Africa. Bravo les angolaises. 

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