• Accueil
  • > Sport
  • > Plaidoyer pour un renouveau du handball camerounais

Plaidoyer pour un renouveau du handball camerounais

Dans quelques jours, du 5 au 19 janvier, les équipes nationales masculine et féminine du Cameroun prendront part aux Championnats d’Afrique de handball en Angola. Quelle prestation et, au-delà, quels résultats espérer pour nos sélections lors de ce tournoi ? Sans être devin, on peut déjà pronostiquer que ce sera au mieux un exploit, au pire, une déculottée. Si la première option n’arrive que très rarement, en revanche, la deuxième nous est familière dans cette discipline. Nous ne décortiquerons pas ici l’ensemble des tournois majeurs auxquels nos équipes nationales ont participés et sont revenus avec une « médaille en chocolat », si ce n’est souvent une place encore plus médiocre. Les derniers Jeux africains à Alger sont là pour le prouver. Les filles ont pris une 4e place, tandis que les garçons étaient éliminés à l’issue du premier tour. Pour cette compétition à venir, on voit mal comment nos deux sélections pourraient échapper à un piètre résultat. Non pas que nous n’ayons pas des joueurs de qualités ou des encadreurs assez dévoués ; mais au regard des conditions nos handballeurs et handballeuses se préparent : sans prise en charge administrative, ni médicale, chaque présélectionné doit se « débrouiller » pour venir s’entraîner ou se nourrir, les entraînements se déroulent sur des aires de jeux inadaptées… Les résultats sont donc quasiment connus d’avance. A moins d’un exploit. 

 

Pour sortir du cycle des déconvenues récurrentes et éviter d’attendre en permanence un exploit de nos sélections de handball, que faut-il faire ? Comment s’organiser pour que les prochains rendez-vous ne ressemblent pas aux précédents ? Que faire également pour que, dans un avenir proche ou mi-lointain, notre pays s’installe aux premières loges du handball continental, à travers une participation régulière aux championnats du monde et, pourquoi pas, aux Jeux olympiques 2012 par exemple ? Il faut certainement, nous répondra-t-on, des infrastructures adéquates. Soit. Ceci est l’affaire du gouvernement. En revanche, sur le plan purement sportif, la (re)dynamisation de la discipline et la compétitivité de nos sélections nationales ressortissent, sans aucun doute, aux principaux acteurs du handball camerounais que sont, les dirigeants de sa fédération, les entraîneurs, les joueurs…   

  

Les pistes sont nombreuses pour rendre nos sélections plus compétitives, et par la même occasion, notre handball plus attractif. En ce qui concerne les pistes sur le plan national, nous laissons le soin aux dirigeants de la fédération camerounaise de handball et aux nombreux sympathisants et pratiquants ce cette discipline de les trouver et de les mettre en pratique. Ici, il faudra sans doute relancer la pratique accrue de la discipline dans les établissements scolaires et universitaires ; aussi, créer ou recréer des championnats provinciaux et/ou nationaux de jeunes et de seniors, compétitifs et réguliers. Convaincre les sponsors nationaux et étrangers d’apporter leur soutien à la formation des jeunes joueurs et, pourquoi pas, financer les compétitions nationales, comme le fait MTN avec le football. Et enfin, comme en Côte d’Ivoire, en Angola ou au Maghreb, passer de l’amateurisme au semi professionnalisme. 

 

Outre ces pistes locales, une autre serait possible à envisager pour aider les sélections nationales. Elle viendrait de l’extérieur. C’est la prospection puis la sollicitation des jeunes camerounais ou d’origine camerounaise pratiquant le handball dans les pays européens et notamment en France. Certes, ce n’est pas une solution miracle. Mais au moins, apporterait quelque chose en plus. Assurément. Et pour s’en convaincre, on remarque que la même démarche a déjà été utilisée en football par exemple. Quand à la fin des années 90, des joueurs comme Joseph-Désiré Job, Didier Angibeaud, Patrice Mboma et d’autres encore plus tard, titulaires de la nationalité française (parce qu’ils étaient nés dans ce pays ou alors qu’ils y vivaient depuis longtemps), avaient rejoints les Lions indomptables, participant à la conquête aux victoires du début des années 2000 (Can 2000 et 2002, JO 2000). D’autres pays africains (Mali, Sénégal, Algérie…) font pareil aujourd’hui, en football et dans d’autres disciplines. Chez nous, tout récemment encore, en Basket, notre équipe nationale masculine, vice-championne d’Afrique, s’est appuyée sur un vivier de joueurs évoluant en majorité aux Etats-Unis. 

 

A ce jour, il y a en France de nombreux franco-camerounais (es) évoluant en division d’élite et/ou dans les divisions inférieures de handball en France. Pourquoi ne pas les solliciter ? Certains refuseront, certainement, préférant le calme douillet de leur situation sociale et sportive en France, plutôt que de venir « s’embourber » dans les galères coutumières à nos équipes nationales. Mais d’autres pourraient accepter le challenge et apporter qui leur fougue, qui leur expérience pour de futures victoires du handball camerounais. Cet apport sera d’autant plus bénéfique que, en l’état actuel de nos sélections, toute contribution nouvelle ne serait que bénéfique. Surtout s’il faut atteindre, à terme, les objectifs que nous définissions plus haut (participation aux championnats du monde et aux JO). 

 

 

Une réponse à “Plaidoyer pour un renouveau du handball camerounais”

  1. virgnie dit :

    le hanball que sport!!!
    plus sincèrement il devrait obtenir autant de ossbilité qu ele football.pourquoi mettre des sport de côté? Le handball est un sport comme tous les autres et il mérite autant de popularité. Pour avoir des joueurs ou joueuses au niveau des compétitions c’est sur qu’il va falloir du travail. J’espère que tous les camerounais et camerounaises se réuniront fin d’obrenir des solutions mais surtout des subventions pour améliorer ce sport qui mérite d’être populaire. Allez démarcher et offrir sa volonté est un pat à faire pour que le handball évolue. Bon courage.

Laisser un commentaire