Les victimes de la crise et les autres

 

La crise financière et économique qui secoue le monde en ce moment a fait plusieurs victimes. Les petits épargnants, les travailleurs pauvres, les femmes seules en emploi partiel, les ouvriers des industries automobiles et sidérurgiques, les bénéficiaires de minimas sociaux, les chômeurs, les camés et toxicos, les voleurs à la petite semaine, les immigrés (avec ou sans papiers)… Mais aussi, dans une certaine mesure, les grands patrons de banque et de d’entreprises du BTP, les traders, les agents et démarcheurs en tous genres, certains sportifs (regardez l’athlète Romain Mesnil, ou les footballeurs de certains clubs en faillite, ou même encore les joueurs d’autres disciplines)… 

Bref, tout le monde, ou presque quoi!!! Il y a même eu des Etats dont les responsables se sont déclarés en « faillite », victimes de la crise? Et d’autres encore qui se sont précipités pour « aider » les banques, les renflouer, afin de lutter contre cette même crise. Ailleurs dans le monde, et notamment dans les pays pauvres, est-il encore possible d’évaluer l’ampleur des ravages de cette crise? Il se dit  par exemple que des pays comme
la RCA, bien des années avant cette crise, n’avaient pas payé leurs fonctionnaires depuis près de 20 mois; la crise a du les achever. Ailleurs encore, cette situation a exacerbé les tensions politiques et sociales (Madagascar en est un des exemples). 

Bref, avec cette crise, le monde semble s’effondrer. C’est une crise de « grande ampleur » nous dit-on, normal donc qu’elle nous « frappe » tous. Tout se beau monde, amputés pour certains de tout leur budget mensuel (les « virés », « renvoyés », « licenciés »), contraints de trouver des plans « B », « C », « D » et que sais-je encore…espèrent-ils en une sortie de crise rapide? Et si ce n’est pas le cas, que feront-ils? Que feront-nous, je dirai même? En attendant, on la trinque tous les jours, cette crise, avec les opérations coup-de-poing dans les usines en France, les plans sauvetage des Etats, mais aussi les « retroussages de manches jusqu’au cou » des petits travailleurs que nous sommes. 

 

 

 

 

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